Ce que personne ne m'avait dit
Je suis foraine depuis ma naissance. J'ai changé d'école, de ville, d'amis tous les mois. J'ai appris très tôt à tenir. À m'adapter. À faire avec. Toi aussi, tu tiens. C'est peut-être justement ça, le problème.À 26 ans, on m'annonce un cancer. Mon bébé a six mois.J'ai tenu, encore.Ce que personne ne m'avait dit, c'est que le plus dur viendrait après.Une fois guérie, j'ai repris ma vie d'avant. À l'identique. Les mêmes horaires. Les mêmes oui. Les mêmes priorités. Sans jamais m'arrêter pour me demander si c'était encore ce que je voulais. J'avais changé. Ma vie, non.Résultat : je me suis épuisée. Complètement.Et ça, ça n'a rien à voir avec le cancer. Ça arrive à des femmes qui n'ont jamais été malades — juste des femmes qui ont porté trop longtemps, pour trop de monde.Si tu lis ça et que quelque chose serre, c'est que tu sais déjà de quoi je parle.J'ai été aidée. Par des femmes passées par là avant moi. Elles ont su me dire les bons mots au bon moment. Je ne crois pas que ce soit arrivé par hasard.C'est en me posant enfin les bonnes questions que je suis devenue coach.